Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus révèle aux disciples la condition pour être sauvé.

Sur la route avec ses disciples, un jeune homme, très religieux s’est précipité pour confirmer sa place au royaume de Dieu.

“Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ?”

Sachant qu’il respectait bien les lois, il cherchait donc à ce que Jésus le félicite pour être un homme de bien.

Mais dans son habitude, après l’avoir laissé parler de la probité de son caractère, Jésus lui rappelle ce qui est essentiel dans la relation avec Dieu. Oui, le jeune homme ne commettait ni le meurtre, ni l’adultère, il n’était pas un voleur. ne portait pas de faux témoignage, et ne faisait de tort à personne, il honorait bien ses parents.

Aux yeux de la religion, c’est un homme parfait, un saint, mais aux yeux de Dieu, il lui manquait encore cet aspect de la gratuité d’amour – l’amour inconditionnel.

Voici pourquoi malgré son respect de la loi, il lui manquait encore quelque chose de très important. Il lui fallait encore se libérer de ses attachements inutiles afin de mieux suivre le Christ.

Même pour les disciples qui avaient tout quitté, il leur était difficile de comprendre cet enseignement de Jésus. Ils avaient pourtant abandonné, famille, parents, frères et sœurs, pour le suivre.

Dans cet évangile, Jésus nous rappelle donc que croire en Dieu c’est aimer d’abord Dieu, et puis ses frères et sœurs, et enfin l’univers en général. Vendre tout pour suivre Jésus c’est, alors, aimer ce Dieu incarné, qui se donne jusqu’à l’abandonne de soi.

Bref, c’est sacrifier tous les excès de l’égo afin de laisser émerger l’amour de l’Autre en qui Dieu se révèle.


Jean Jacques Eyoum Hiol est originaire du Cameroun en Afrique centrale. Il est né dans une très grande famille. Le respect, le partage, l'amour et le travail sont quelques valeurs qui le caractérisent bien.

Jean Jacques fait une bonne partie de ses études au Cameroun. Il y fait des études supérieures en comptabilité et en gestion. Il occupe un poste de comptable durant 4 ans dans une entreprise dans son pays d’origine. Dans l'optique de connaître ce qui se passe ailleurs, Jean Jacques décide de partir au Canada et d’y poursuivre ses études.

Il arrive donc à Sept-Îles, le 17 août 2013 avec un visa étudiant. À son arrivée sur la Côte-Nord, Jean Jacques a la conviction que son passage dans la région ne durera pas plus du temps nécessaire à l’obtention de son diplôme. Il faut dire qu’il habitait une ville de plus de 6 millions d’habitants lorsqu’il était encore au Cameroun. La Côte-Nord était dépaysante. Il aspirait donc à s’établir dans un grand centre.

Toutefois, la tranquillité, la proximité, la facilité d’intégration et l’accueil chaleureux des gens auront eu raison des premières perceptions de Jean Jacques! Son expérience au Cégep de Sept-Îles fut également positive. Il ne manque pas de référer l’établissement à ses connaissances qui veulent venir étudier au Canada.

En 2017, après l'obtention de son diplôme d'études collégial en comptabilité et gestion au Cégep de Sept-Îles, il décide d’accepter un poste de technicien comptable. Ce n’est qu’un an plus tard que Jean Jacques déménage à Baie-Comeau pour travailler avec tourisme Côte-Nord comme adjoint à la comptabilité. Il occupera ce poste pendant 4 mois.

Depuis juillet 2018, il travaille comme technicien en administration pour le CISSS de la Côte-Nord à Baie-Comeau, la ville où il demeure actuellement avec sa famille. Jean Jacques se sent chez lui dans sa ville d’accueil. Il travaille d’ailleurs à sa façon afin d’y attirer et d’y retenir les nouveaux arrivants.

Jean Jacques est l’un des fondateurs de l’OBNL Regroupement Multiculturel Manicouagan dont le but est d’attirer, d’accueillir, d’intégrer, de socialiser et de retenir les personnes issues de l’immigration dans la Manicouagan. Il siège sur le CA comme vice-président. Jean Jacques se rend disponible pour les membres de sa communauté.






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Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus enseigne que la foi est une expérience d’amour. 

À son temps, comme encore aujourd’hui, les gens ont réduit la foi à l’adhésion à la religion. Ils ont pensé que croire n’est que faire l’ablution, suivre de rituels de piété, réciter des prières, aller régulièrement aux célébrations religieuses, recevoir la communion, réciter son chapelet, lire sa Bible, ou encore tenir les discours religieux.

Ce sont toutes, bien sûr, des pratiques importantes et des belles manières de manifester son appartenance ou vivre la foi. Mais en plus de cela, une foi solide est appelée à agir ; elle est censée être un moteur capable de nous pousser à la transformation de notre milieu de vie.

En vérité, si le message de Jésus était révolutionnaire à son temps, et continue de l’être encore aujourd’hui, c’est parce que ses messages touchent la vie de ceux qui le reçoivent. Et ses enseignements possédent des forces transformatrices.

La différence que Jésus apportait à l’espace religieux de son temps n’était pas liée à ses pratiques de piété mais plutôt à sa manière d’incarner l’amour inconditionnel qu’il professait. C’était sa manière de vivre son attachement à son père.

En effet, croire ou avoir la foi chez Jésus était synonyme d’aimer et de se donner. Son amour pour son père et pour l’humanité l’a même conduit sur La Croix.

Dans cet évangile, il interpelle les disciples à apprendre de lui, le maitre. Il leur rappelle qu’on ne peut donner que ce qu’on a. Car un aveugle ne peut pas guider un autre aveugle.