Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus réitère la place de la foi dans la vie d’un croyant. 

En effet, Richard Doulière en paraphrasant cette citation de Georges Bernanos :

Foi ? Vingt-quatre heures de doute… mais une minute d’espérance dit :

« Une minute, c’est peu. Pourtant plus qu’il en faut pour transformer l’enfer en paradis, l’inquiétude en confiance, le doute en certitude. C’est pourquoi une minute d’espérance pèse plus que 24 heures de doute. Le doute est naturel, inévitable. Mais qu’il est lourd tant qu’il n’a pas cédé la place à l’espérance !

Dans l’évangile d’aujourd’hui nous lisons que les disciples ont voulu écarter des enfants présentés à Jésus pour être bénis. Et Jésus, voyant cela se fâcha et leur dit :

 « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. »

Être comme les enfants, ce n’est pas croire d’une manière naïve, mais garder l’esprit ouvert ; faire confiance à partir d’une expérience solide. C’est aussi d’être curieux et de toujours poser des questions pertinentes.

Oui, avoir la foi demande qu’on puisse avoir un esprit critique, mais de ne jamais oublier qu’une minute d’espérance pèse plus que 24 heures de doute. Enfin il est très important de ne jamais oublier que le doute peut aussi être lourd mais il doit finit par céder la place à l’espérance.

La première lecture nous rappelle que si l’un de nous s’égare loin de la vérité, il est toujours important de l’aider à se réorienter, et s’il est accablé par le doute, il est nécessaire de l’aider à garder toujours les yeux fixés sur l’espérance.


Dans l’évangile d’aujourd’hui Jesus dénonce l’hypocrisie des pharisiens.

D’ailleurs, nous aurons déjà constaté que le Nouveau Testament semble les mettre régulièrement en conflit avec Jésus, comme dans le cas de cet évangile.

Des fouteurs de trouble, vous direz, mais au fond, l’histoire semble soutenir qu’ils étaient toujours proche de la population et les soutenaient constamment.

Dans cet évangile, par exemple, il expose un problème existentiel à Jésus.

« Moïse a permis que l’on renvoie sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » disent-ils

Mais, qu’est-ce que tu en penses demandent-ils à Jésus.

Une question d’une apparence antagonistique, mais qui était d’un porté existentiel pour les gens de son temps.

Et puis, Jesus leur explique que c’était’’’’’ une règle qui n’a plus une raison d’être dans la société de son temps, car,

« C’est en raison de la dureté de vos cœurs que Moïse a formulé pour vous cette règle.

Une brave réponse, vous direz,

Et ben, que pensez-vous que Jesus dira aux gens qui poserez de telles questions aujourd’hui?

Que dirait-il a ce qu’ils lui diront qu’existe une veritable amour qu’entre des personnes de sexe opposé?

Que dirait-il a ceux qui tient à l’égalité de tel ou tel autre principe religieux aux detriment du prochain?

Que penserait-il de nos manques de charité et d’empathie ?

Aujourd’hui, l’auteur de de saint Jacques nous dit :

Frères et sœurs, ne gémissez pas les uns contre les autres … que votre « oui » soit un « oui », et zaque votre « non » soit un « non » ;

Prenez pour modèles d’endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Car heureux sont ceux qui tiennent bon

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Justin Nague Riverin est cet innu de Pessamit qui est né à Lorreteville près de la communauté Wendat, près de la ville de Quebec. Né d’une mère nord-côtière et d’un père ivoirien, ce jeune innu noir se présentecomme « un double côtier ». À son jeune âge, il dit n’avoir pas constaté que son identité noire le rendait différent de ses frères et sœurs Wendat. Tout le monde le traitait avec beaucoup d’affection et de respect, ce qui ne lui donnait aucune raison de se demander pourquoi son teint était plus foncé et ses cheveux plus frisés que les autres enfants de son âge.

Toutefois, avec le passage des années, surtout quand il commença à visiter la Côte-Nord, il s’est vite rendu compte qu’il était bien différent. La curiosité et le regard des autres enfants innus qui n’étaient peut-être pas habitués à voir quelqu’un parlant la même langue qu’eux, avec un teint plus foncé, avaient tout de suite réveillé en lui le questionnement sur sa particularité. Il comprenait évidemment qu’il était un petit peu différent d’eux, mais il lui a fallu du temps pour mieux saisir pourquoi cela était visible sur la Côte-Nord et non pas dans la communauté de Wendake où on ne le traitait pas différemment.

Revenu dans sa communauté de Pessamit, il était sous la protection de son grand frère qui était prêt à le défendre face à toutes les éventualités. Mais l’identité des Noirs étant déjà mieux connue parmi ses frères et sœurs innus, grâce aux sportset à la musique, il y avait donc moins de regards de curiosité envers lui. D’ailleurs, grâce à ses exploits en sports, surtout au basket-ball, il était bien apprécié parmi ses pairs.

Ensuite, il retourna à Quebec où il fut accueilli dans une famille noire. N’ayant jamais vécu dans une famille africaine, cette expérience fut, pour lui, une forme d’initiation à la culture africaine. Il découvrira les repas, la musique traditionnelle et les cultures africaines. C’est proprement à partir de cette époque que Justin s’est intéressé de plus en plus à son identité noire.

Au retour sur la Côte-Nord, il déploie ses talents dans les sports et l’animation communautaire. Il joue au théâtre, part au portage, participe dans des activités culturelles innues. C’est aussi à ce moment qu’il développe son talent au basket-ball, et participe à plusieurs Jeux autochtones Inter-bandes (JAIB).

Ensuite, il rentre au Cégep de Sainte-Foy où il souhaitait continuer ses études et sa carrière en basket-ball collégial. Mais il changera d’avis et partira sur le marché du travail. Pour quelques années, il travailla dans les domaines de la restauration. Et huit ans plus tard, Justin décida de se réorienter vers une formation en charpenterie. Après sa formation, il rencontra son amour Katia Dominique avec qui il a déjà 2 enfants. Ensemble ils décidèrent de retourner sur la Côte-Nord où il s’est rapidement intégré à nouveau au marché du travail et apporta son expertise dans plusieurs communautés de la région.

Puis, Justin décida de poursuivre la recherche de son identité noire. Il se rappelle, d’ailleurs, avec affection son voyage en Côte d'Ivoire à la recherche de son origine ivoirienne, et à la rencontre de ses autres frères et sœurs ivoiriens.

C’était un autre moment de découverte, car même si au Québec on le considère plus comme un noir, en Côted’Ivoire, son identité noire ne fait pas l’unanimité. Alors que certains le considèrent comme métis, d’autres le voient comme un blanc, alors que lui-même sait qu’il est à la fois innu et noir, ou encore, comme il le dit lui-même, un « entre deux côtes » — Côte D'Ivoire et Côte-Nord.

Aujourd’hui, Justin porte ses doubles identités avec fierté, et sait que les valeurs de ses ancêtres innus et noirs sont des balises sur son chemin. Il continue à profiter de la richesse de leurs histoires, et à apprendre à naviguer entre ces deux mondes. Aujourd’hui, il se dit choyé, et se sent chez lui partout, mais tout en sachant que parfois, il lui faut travailler plus fort que les autres pour se faire reconnaitre.

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