Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus enseigne que la foi est une expérience d’amour. 

À son temps, comme encore aujourd’hui, les gens ont réduit la foi à l’adhésion à la religion. Ils ont pensé que croire n’est que faire l’ablution, suivre de rituels de piété, réciter des prières, aller régulièrement aux célébrations religieuses, recevoir la communion, réciter son chapelet, lire sa Bible, ou encore tenir les discours religieux.

Ce sont toutes, bien sûr, des pratiques importantes et des belles manières de manifester son appartenance ou vivre la foi. Mais en plus de cela, une foi solide est appelée à agir ; elle est censée être un moteur capable de nous pousser à la transformation de notre milieu de vie.

En vérité, si le message de Jésus était révolutionnaire à son temps, et continue de l’être encore aujourd’hui, c’est parce que ses messages touchent la vie de ceux qui le reçoivent. Et ses enseignements possédent des forces transformatrices.

La différence que Jésus apportait à l’espace religieux de son temps n’était pas liée à ses pratiques de piété mais plutôt à sa manière d’incarner l’amour inconditionnel qu’il professait. C’était sa manière de vivre son attachement à son père.

En effet, croire ou avoir la foi chez Jésus était synonyme d’aimer et de se donner. Son amour pour son père et pour l’humanité l’a même conduit sur La Croix.

Dans cet évangile, il interpelle les disciples à apprendre de lui, le maitre. Il leur rappelle qu’on ne peut donner que ce qu’on a. Car un aveugle ne peut pas guider un autre aveugle.


Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus réitère la place de la foi dans la vie d’un croyant. 

En effet, Richard Doulière en paraphrasant cette citation de Georges Bernanos :

Foi ? Vingt-quatre heures de doute… mais une minute d’espérance dit :

« Une minute, c’est peu. Pourtant plus qu’il en faut pour transformer l’enfer en paradis, l’inquiétude en confiance, le doute en certitude. C’est pourquoi une minute d’espérance pèse plus que 24 heures de doute. Le doute est naturel, inévitable. Mais qu’il est lourd tant qu’il n’a pas cédé la place à l’espérance !

Dans l’évangile d’aujourd’hui nous lisons que les disciples ont voulu écarter des enfants présentés à Jésus pour être bénis. Et Jésus, voyant cela se fâcha et leur dit :

 « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. »

Être comme les enfants, ce n’est pas croire d’une manière naïve, mais garder l’esprit ouvert ; faire confiance à partir d’une expérience solide. C’est aussi d’être curieux et de toujours poser des questions pertinentes.

Oui, avoir la foi demande qu’on puisse avoir un esprit critique, mais de ne jamais oublier qu’une minute d’espérance pèse plus que 24 heures de doute. Enfin il est très important de ne jamais oublier que le doute peut aussi être lourd mais il doit finit par céder la place à l’espérance.

La première lecture nous rappelle que si l’un de nous s’égare loin de la vérité, il est toujours important de l’aider à se réorienter, et s’il est accablé par le doute, il est nécessaire de l’aider à garder toujours les yeux fixés sur l’espérance.


Dans l’évangile d’aujourd’hui Jesus dénonce l’hypocrisie des pharisiens.

D’ailleurs, nous aurons déjà constaté que le Nouveau Testament semble les mettre régulièrement en conflit avec Jésus, comme dans le cas de cet évangile.

Des fouteurs de trouble, vous direz, mais au fond, l’histoire semble soutenir qu’ils étaient toujours proche de la population et les soutenaient constamment.

Dans cet évangile, par exemple, il expose un problème existentiel à Jésus.

« Moïse a permis que l’on renvoie sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » disent-ils

Mais, qu’est-ce que tu en penses demandent-ils à Jésus.

Une question d’une apparence antagonistique, mais qui était d’un porté existentiel pour les gens de son temps.

Et puis, Jesus leur explique que c’était’’’’’ une règle qui n’a plus une raison d’être dans la société de son temps, car,

« C’est en raison de la dureté de vos cœurs que Moïse a formulé pour vous cette règle.

Une brave réponse, vous direz,

Et ben, que pensez-vous que Jesus dira aux gens qui poserez de telles questions aujourd’hui?

Que dirait-il a ce qu’ils lui diront qu’existe une veritable amour qu’entre des personnes de sexe opposé?

Que dirait-il a ceux qui tient à l’égalité de tel ou tel autre principe religieux aux detriment du prochain?

Que penserait-il de nos manques de charité et d’empathie ?

Aujourd’hui, l’auteur de de saint Jacques nous dit :

Frères et sœurs, ne gémissez pas les uns contre les autres … que votre « oui » soit un « oui », et zaque votre « non » soit un « non » ;

Prenez pour modèles d’endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Car heureux sont ceux qui tiennent bon

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