• Nnaemeka Ali, O.M.I - Black and Missionary


Salut! Notre Dame du chandail Orange

Chère Maman Marie qui calme nos orages

Nous libérant de toutes sortes d’otages

Et de toutes ses douleurs inexprimables


Salut! mère de toutes ces victimes

Qui gémissent au plus profond de l’abîme

Loin de leurs territoires et de leurs intimes

Ils se reposent, enterrés loin de leurs familles


Salut! mère des victimes de nos systèmes

Des proies de nos divins et sacrés anathèmes

Privés d’accès au « nitassinan » et de tous ses totems

À cause de leurs visages ronds et peaux différents


Salut! Sainte Marie, mère de Jésus de Nazareth

Apprête leurs à être prêts et concrètes

Devant le créateur soit aussi leur interprète

Car leurs voix sont empreintes de peines énormes


Merci Marie, femme au chandail orange. Amen!


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  • Nnaemeka Ali, O.M.I - Black and Missionary

Pour notre réflexion d’aujourd’hui, nous allons regarder la réaction de Jésus face à la mort. Quand il a vu que tout le monde admirait tout ce qu’il a réalisé, il profite pour parler de ce qui devrait lui arriver :

« Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant [dit-il aux Apôtres] : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. »

C’était un changement rapide qui a laissé des Apôtres dans l’incompréhension. Comment pouvait-il rapidement oublier tout ce qui venait de se passer ? C’était à sa descente de la montagne après la transfiguration, et les Apôtres s’émerveillaient encore de l’apparition extraordinaire du prophète Élie et Moïse. Pour eux, c’était une expérience spectaculaire, mais pour Jésus, c’était déjà un avant-goût de la coupe qu’il devrait boire.

C’est un peu aussi notre réaction, aujourd’hui, face à la croix. On dit très souvent, « c’est une belle » comme si la croix est un ornement. Nous avons ici la croix de l’église d’Ekuanitshit. C’est une croix pas comme les autres. Elle, comme chaque croix, ne devrait pas être belle, mais authentique et originale. Toutes ces croix que nous décrivons parfois avec des adjectifs superlatifs : les plus belles, magnifiques, etc., sont des symboles mêmes de la torture et de la mort. Ce n’est que grâce à la mort de Jésus que la croix prendra un nouveau sens.

Sur cette croix de l’église d’Ekuanitshit, Jésus est suspendu sur le bouleau. Pour un peuple nomade, une croix sur mesure ne sera jamais le premier choix pour la pendaison. Et quand on connaît la géographie de Mingan, on comprendra mieux le choix du bouleau de la rivière Mingan.

Réfléchissant sur l’évangile d’aujourd’hui, je me suis posé une série de questions. Quel serait l’état de notre âme si Jésus revenait, aujourd’hui dans nos différentes communautés pour : résoudre nos multiples problèmes ; mettre fin à l’injustice qui mine notre société ; guérir tous les traumas causés par ceux qui étaient censés annoncer la Bonne Nouvelle ; libérer ceux qui sont sous l’emprise des substances et d’autres maux, etc.

Voici la situation dans laquelle se trouvaient les disciples au moment que ce récit s’est passé. Jésus venait juste de faire quelques guérisons et les gens étaient en fête lorsqu’il a décidé de leur annoncer qu’il devrait mourir.

C’est évident que les disciples ne pouvaient pas comprendre un tel contraste. Mais c’est en cela que Jésus est extraordinaire. Il n’était pas venu pour être applaudi, ou encore, pour les gloires inutiles. Il voyait la mort venir, mais il n’était pas non plus prêt à fléchir. Il savait quel gendre de mort les autorités romaines réservaient à ceux qui osaient contester leurs méthodes de gouvernance, mais cela n’était pas assez pour le faire reculer. Il savait aussi comment les leaders religieux de son temps traitaient ceux qui essayaient de parler contre leurs visions de religions ou de cultures, pourtant, il n’a pas hésité à avancer sachant que l’amour est plus fort que des menaces, et la mort.

Mais contrairement aux disciples qui avaient peur de lui poser des questions, ne craignez pas de poser vos questions à Jésus. Avez-vous du mal à comprendre ce qui vous arrive ? Tournez-vous vers la croix pour lui demander, « Seigneur, que veux-tu de moi ? »

Avez-vous la difficulté à comprendre tous les maux commis à son nom ? Approchez-vous de la croix de Jésus pour lui demander ce qu’il en pense.

Et si vous pouvez, n’hésitez pas non plus à vous émerveiller de la beauté de la création et de l’amour.



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  • Nnaemeka Ali, O.M.I - Black and Missionary

Aujourd’hui, Jésus reprend son périple, et fait la connaissance d’une dame qui était considérée indigne par les élites et des leaders religieux de son temps, et malheureusement encore de notre. C’était lors d’une visite à un pharisien nommé Simon. Et lorsque cet évènement se déroulait,

« survint une femme de la ville, une pécheresse […] elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. »

Elle s’est mise à mouiller les pieds de Jésus avec ses larmes et puis à les essuyer avec ses cheveux. Et Simon s’est mis à dire :

« Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. »

Jésus profite donc de cette occasion pour instruire son invité et ses convives. Prenant la parole, il lui pose une question très importante. Un créancier a deux personnes qui lui doivent de l’argent. L’un lui doit une petite somme, alors que l’autre, un gros montant, poursuivit Jésus. S’il pardonne tous les deux, lequel, selon vous, serait le plus heureux ? Simon lui répondit « celui qui lui devait plus d’argent. » Et ben dit Jésus,

« Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. »

Elle est une pécheresse aux yeux humains, mais devant Dieu, elle a trouvé grâce.

Pour mieux saisir ce passage d’évangile, nous devons toujours garder les yeux fixés sur la trame narrative de Luc. Il a un grand souci pour les pauvres, les marginalisés et des personnes généralement considérées dans les milieux religieux comme étant loin de Dieu. Dans ce récit, il souligne surtout la conversion de cette dame. Oui, elle est pécheresse, pourtant elle est aussi fille d’Abraham.

Il y a une phrase de cet épisode qui ne se trouve pas chez Luc, mais que je trouve révélatrice. Cette belle phrase d’une richesse impressionnante se trouve seulement chez Marc. Elle se lit :

« En vérité, je vous le déclare, partout où sera proclamé l’Évangile dans le monde entier, on racontera aussi, en souvenir d’elle, ce qu’elle a fait. » (Marc 14, 9.)

Pour mieux célébrer la beauté du courage de cette dame, Marc a décidé de le rendre universel. « Partout » est le mot clé dans cette belle phrase de Marc. Pour lui, il ne faut jamais oublier que Jésus nous a demandé de toujours remémorer sa rencontre avec cette dame rejetée par la société de son temps partout où l’évangile est annoncé. Mais, malheureusement, on s’en souvient moins même si on continue de célébrer plusieurs autres personnes de peu de courage.

Quel peut être l’intérêt de ce passage pour notre temps ? La réponse se trouve dans nos différents entourages. Combien parmi nous se sentent de fois rejetées par la communauté, la famille, et même par l’Église ? Combien d’entre nous agissent comme Simon le pharisien ; toujours prêts à juger les autres ? Combien voient vraiment le cœur aimant et repenti de ces hommes et ces femmes meurtries par les évènements hors de leur contrôle ? Combien reconnaissent en eux-mêmes ce courage d’aller vers Jésus de Nazareth ? Combien leur souhaitent une deuxième chance ? Un mot d’encouragement, de fois, peut faire une grande différence.

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